Mise en page 1La vie sexuelle et la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson touche le système nerveux autonome et, par conséquent, peut avoir des incidences sur la performance sexuelle. Une agilité et une souplesse moins grandes peuvent représenter un problème. Les médicaments pour combattre les symptômes de la maladie de Parkinson, comme beaucoup d’autres médicaments, peuvent avoir des incidences négatives sur la performance sexuelle. Commune chez les personnes atteintes de la maladie, la dépression peut également diminuer l’énergie et le désir sexuels.

Les questions sexuelles font partie des problèmes de communication les plus importants dans les couples. Les perceptions de la masculinité et de la féminité ainsi que les attentes à l’égard des relations intimes sont propres à chacun. L’image de soi, l’image de son corps et l’estime de soi ont toutes des incidences sur la qualité des relations sexuelles. Les problèmes physiques causés par la maladie de Parkinson peuvent également avoir des effets particuliers sur l’activité et la satisfaction sexuelles.

Certains hommes atteints de la maladie de Parkinson peuvent être confrontés à des problèmes d’impuissance. Dans ces cas, les médicaments contre le dysfonctionnement érectile s’avèrent souvent utiles. Ils peuvent être pris en association avec les médicaments pour combattre les symptômes de la maladie de Parkinson et sont généralement plus efficaces chez les groupes d’âge plus jeune. Cependant, ils peuvent être déconseillés dans certains cas de problèmes cardiaques. Si vous éprouvez des problèmes d’impuissance, consultez un urologue pour discuter du meilleur moyen médical de régler le problème.

Chez les femmes, la maladie de Parkinson peut avoir une plus grande incidence sur le désir d’avoir des relations sexuelles que sur la performance. Certaines connaîtront l’excitation sexuelle plus facilement alors que d’autres ressentiront moins de désir. L’apparition de la maladie de Parkinson durant les années de fluctuations hormonales entourant la ménopause peut s’avérer particulièrement difficile. Les femmes devraient consulter un gynécologue et un neurologue pour savoir comment combiner l’hormonothérapie substitutive (si elles choisissent ce type de traitement) et les médicaments pour combattre les symptômes de la maladie de Parkinson.

Les couples devront faire preuve de créativité quant au moment et à la façon d’avoir une relation sexuelle. La pénétration procure du plaisir, mais d’autres formes de toucher, qui restent peut-être à explorer, peuvent également donner une satisfaction sexuelle qui minimisera les dysfonctions sexuelles. Les préliminaires et le toucher peuvent prendre plus de place. L’intimité pourra peut-être se partager le matin plutôt que la nuit, comme c’était le cas auparavant. Le recours à des draps de satin, de lubrifiant ou d’huiles pour le corps peut faciliter la mobilité et accroître le plaisir. Un sexologue pourra aider les couples à trouver des façons de conserver leur intimité.

Les changements dans la sexualité peuvent provoquer des tensions dans le couple. Il est important de parler de sexualité et de tenter de trouver des solutions pour faire face aux dysfonctions sexuelles entraînées par la maladie de Parkinson. Parfois, il faut commencer par l’orthophonie, car la parole est souvent altérée, ce qui a pour conséquence d’empêcher la discussion dans le couple.

La communication est la clé au maintien d’une relation dans laquelle le respect, la tendresse et l’amour peuvent s’exprimer librement et chaleureusement.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec Parkinson Région Québec Chaudière-Appalaches ou visitez le site :   parkinson.ca

Source: Société Parkinson Canada, A Manual for People Living with Parkinson’s Disease, chapitre 17 ©2010